lundi 26 décembre 2016

ELLE N'EXISTE PAS

ELLE N'EXISTE PAS ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Elle n'existe pas et pourtant elle est là
Son cœur bat dans le néant du frisson
Ses yeux las se ferment sans foi ni loi
Elle tremble de tant d' interrogations

Elle n'existe pas et pourtant elle est triste
Transparente à tous les regards émus
Son corps aimerait voler équilibriste
Mais elle reste seule tel un ange déchu

Elle n'existe pas parce qu'elle n'a pas le droit
Âme sœur désespérée d'une âme envolée
Elle essaie de s'endormir parce qu'elle y croit
Ses rêves sont trop beaux pour ne pas être vrais

Elle n'existe pas parce qu'on ne l'entend pas
Et pourtant sa musique est un crescendo d'amour
Aucun musicien ne pourrait la jouer avec émoi
Elle seule la ressent au plus profond de son jour

Elle n'existe pas car elle est totalement perdue
La forêt de ses monstres est un désert noir
Les arbres n'y poussent pas elle y a pourtant cru
Elle cherche en courant l'ombre d'un espoir

Elle n'existe pas car elle n'est pas au bon endroit
Peut-être doit-elle atteindre l'horizon d'une mer
L'océan d'une vie où le soleil n'est plus froid
Pour retrouver le marin qui l'attend et l'espère

Elle n'existe pas et pourtant elle crie si fort
Aucun son ne parvient à traverser sa prison
Tel un fantôme qui chante son ultime sort
Son âme se déforme face à tous ses affronts

Elle n'existe pas et reste tapie dans l'ombre
Peut-être un jour un autre fantôme passera
Et lui tendra la main parmi les décombres
De l'incompréhension et enfin lui sourira

Elle n'existe pas mais elle cultive l'espoir
Cette graine magique qui lui rendra son corps
Ce miracle d'amour qui éclairera son noir
D'un magnifique garance en technicolor

Elle n'existe pas mais je l'entends respirer
Ce bruit saccadé qui fait battre son cœur
Reste gravé dans ma mémoire chavirée
A travers un rideau de larmes je l'ai vue avoir peur








vendredi 23 décembre 2016

Impression de lecture

Lorsqu'une lectrice laisse ses impressions et donne les larmes aux yeux de l'auteur

"Bonjour Christel, Je viens de tourner la dernière page de ton roman et je t'écris avec encore quelques larmes dans les yeux...J'avoue que j'en ai versé quelques unes tant tu suscites d’émotions dans ton récit. Je savais ton écriture belle pour te lire régulièrement sur Facebook, mais elle est plus encore : j'ai vraiment voyagé! J'ai été très touchée par la dimension spirituelle de l'histoire dans l'Histoire. Ton écriture est très évocatrice et fait naître de nombreuses images, des sons, des couleurs, des sentiments, des émotions...Un grand merci à toi...poursuis ton chemin sur les ailes de l'Amour, avec ta plume comme ambassadrice. Bien amicalement. PS : j'ai mis du temps à me consacrer à la lecture car, justement, je voulais en avoir et être disponible : je sentais qu'une fois la porte ouverte, je n'aurais pas envie de la refermer, et je ne regrette pas!" ML.LA


mardi 13 décembre 2016

JOUR BLANC

JOUR BLANC®
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Je regarde l'arbre de l'été dépouillé
Ses feuilles de vie se sont étiolées
Et pourtant sa sève bouillonnn'encor'
Je la sens frémir dans un ultim'effort

Ses branches nues se tordent de froid
A travers la brume d'un matin étroit
Ce n'est plus qu'un fantôme en sursis
L'ombre de la belle saison sans soucis

Le paysage s'est évanoui tout autour
On n'entend plus les oiseaux alentour
La neige a fondu tous leurs repères
Ils se cachent au fond de leur hiver

Le blanc s'est installé insidieusement
Petit à petit tombant nonchalamment
Ciel et Terre mariés ici pour la saison
Ne font plus qu'un réunis à l'unisson

Mes yeux brûlés par cette uniformité
Ont perdu leur couleur à trop admirer
Cet arbre sorti du néant d'une saison
Je pleure ou c'est mon cœur qui fond

Une larme creuse le sol en tombant
Ici naîtra une belle fleur au printemps
Comm'un espoir semé pour la postérité

Souriant au cycle de la terre et de son été


jeudi 1 décembre 2016

Dédicace au CULTURA de TOULOUSE Fenouillet

Bonjour à tous,

Je serai heureuse de vous rencontrer 
à l'occasion de la dédicace de mon dernier roman
LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES
paru ce mois-ci aux Editions Au Pays rêvé / Ovadia

au CULTURA de TOULOUSE Fenouillet
le mercredi 07 décembre
de 14h à 17h30.

N'hésitez pas à partager cet évènement avec vos proches et d'y inviter vos amis si vous habitez dans le secteur.

A bientôt peut-être.

Christel LACROIX auteur
Au plaisir du partage des mots ..




dimanche 6 novembre 2016

LA MECANIQUE DES MOTS

LA MECANIQUE DES MOTS ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Cachée dans le grenier à l'abri du monde bruyant
Je venais la retrouver là chaque jour en souriant
J'enfonçais mon doigt sur la lettre A et je rêvais
La magie naissait alors et je me laissais emporter

Le bruit sec du levier frappait le papier fragile
L'encre noire faisait naître une lettre indélébile
Je devenais fée au pays des mots qui naissaient
J'étais écrivain au pays des phrases terminées

Son ruban rouge et noir dansait à fleur de peau
Laissant échoir une lettre sur la plage des mots
Mes doigts s'envolaient à son rythme effréné
Une histoire déroulait son tapis à mes idées

Assise en face d'elle je lui racontais mes secrets
C'était ma pure confidente mon amie du grenier
A chaque point je poussais le levier du chariot
Pour revenir à la ligne et ne pas en écrire trop

J'aimais cet instant où l'on osait passer à la suite
Dans un geste mécanique répété à la va-vite
Comme quand on a le cœur beaucoup trop gros
Et que l'on s'efforce de mettre le cap vers le beau

Mes pensées déambulaient collées au papier blanc
Parfois le carbone les recopiait inlassablement
Je rattrapais son fragile vélin me salissant les doigts
Comme si j'eus touché les ailes d'un papillon de soie

Le bruit rythmé des leviers entonnait une mélodie
Je devenais musicienne au pays magique des écrits
Le monde dehors disparaissait doucement en silence
Nous étions seules à regarder les caractères en transe

Le clavier donnait un relief noir à mes doux délires
Je pouvais presque caresser mes mots et les sentir
Je déroulais alors le papier en tournant le rouleau
Et je libérais doucement mes histoires de leur étau

Emportant ma feuille remplie de mots tel un trophée
Je saluais ma machine à écrire d'un sourire apaisé
Et je partais en apesanteur vers ce monde indécis

Où j'allais pouvoir inventer d'autres histoires inouïes


JE REGARDAIS L'AUTOMNE GLISSER A MES PIEDS

JE REGARDAIS L'AUTOMNE GLISSER A MES PIEDS ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur


La belle saison venait de tirer sa révérence
Le soleil de l'été s'en était allé en itinérance
Je regardais glisser l'automne à mes pieds
J'entendais les feuilles rouges s'éparpiller

D'habitude la tristesse creusait mon cœur
Mais en te regardant sourire avec douceur
Je retrouvais le soleil de mes pensées perdues
Tu étais devenu l'astre de ma saison déchue

Le vent s'engouffrait entre les arbres dénudés
Le brouillard brouillait la cime de leurs idées
Ce paysage décoloré me semblait presque beau
Tes yeux y devenaient mes plus précieux joyaux

La pluie froide et soudaine giflait mon visage
Elle battait à mes tempes diluant le paysage
Et moi je ne voyais que toi m'ouvrant tes bras
Là j'y étais à l'abri du monde et de mille tracas

Je respirais l'odeur de ta peau mêlée à la forêt
Tu étais devenu ma raison et ma saison préférée
Les oiseaux cherchaient désespérément leur nid
Je ne sentais plus le froid l'amour m'avait transie

L'hiver pouvait alors étaler son lourd manteau blanc
Notre monde si beau existait ailleurs et maintenant
Nos prénoms gravés sur le tronc du vieux hêtre
Resteraient là une éternité souvenirs de nos êtres

Nous avons marché sur les feuilles rougeoyantes
Nous déroulant un tapis de pensées flamboyantes
Là-bas derrière toutes les saisons un nouvel horizon

Nous attendait depuis la nuit des temps des pharaons


mercredi 2 novembre 2016

samedi 29 octobre 2016

Sortie officielle LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES J-2


J'EXISTERAI

J'EXISTERAI ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

J'essaie d'écrire mais les mots sont partis
Ils ont tous fondu dans mon cœur alangui
Pourtant j'ai envie de crier sur mon papier
Il restera blanc dans le vide de mes idées

Mes mains tremblent soudain de tristesse
Je crois bien avoir perdu là toute ma liesse
Le crayon reste immuable en apesanteur
Rien ne vient à moi juste mille rancœurs

Ce besoin d'écrire me ronge petit à petit
Je baisse la tête le ciel est tellement gris
La spirale des longs souvenirs s'enroule
Je ne respire plus et j'en deviens saoule

Je suis la petite fille perdue aux allumettes
Et j'ai peur de rallumer mon étoile muette
Je suis assise sur la planète du Petit Prince
Et je n'attends plus rien avec impatience

La force des mots coule dans mon sang
Elle est là pour me rappeler doucement
Que la vie est ce que l'on veut bien en faire
Qu'aucun rêve ne doit y être laissé à terre

Une voix fait écho et me dit en chantant
Que le bleu a enfin repeint le firmament
Je lève la tête un nouveau soleil est né
Il a brûlé les doutes de toutes mes années

Je ne serai plus jamais ce que j'étais
Mais je serai ce que je suis désormais
J'existerai et plus jamais je ne me tairai
L'essen-ciel habite mon âme je le sais