mardi 19 janvier 2016

LE DOUTE, ON LE REDOUTE, ET PUIS IL EST LA !


Le doute, on le redoute, et puis il est là !
Il s'impose, on a pas le choix, il est roi.
Il peut être noir, obscur, ou belle lumière.
Il faut savoir l'écouter à travers ses mystères.

Le doute mène le promeneur à l'Eden
Ou lui fait choisir le mauvais chemin.
Sur la route le doute éclaire ou perd,
Il peut guider ou tromper l'adversaire.

Le doute mena Einstein à l'apogée,
Il écouta son murmure dans sa pensée,
Le transforma en relativité impensable.
Ses formules ajoutées furent redoutables.

Le doute, on le redoute, et puis il est là !
Il s'impose, on a pas le choix, il est roi.
Le rêveur l'utilise souvent à bon escient
Le profiteur reste son ami de tous temps.

Mais une seule goutte de doute en amour
Peut l'anéantir à jamais et pour toujours.
Le doute déroute sur la voie des sentiments,
Il obscurcit les cieux cléments des amants.

En amour quand le doute entre par la porte
C'est sa couleur noire qu'il étale et apporte.
Il laisse le promeneur et le savant sourire
Et enferme les certitudes pour les anéantir.

Le doute, je ne l'aime pas, il me fait peur.
Je goûte son amertume et perds mon cœur,
Je ne peux plus déployer les ailes du bonheur.
Ce soir Je ne veux pas être promeneur ou savant,
Je veux juste t'aimer face à la mer comme avant.

Christel Lacroix auteur










samedi 16 janvier 2016

UNE GOUTTE D'EAU

UNE GOUTTE D'EAU©


Une goutte d'eau coule sur ses lèvres tout doucement
Son goût est salée comme la mer aux quatre vents
C'est une larme, un trop plein d'âme non contenu
Peut-être de la mélancolie ou de l'envie trop émue

Elle se rappelle de lui et parle tout bas à ce souvenir
Elle n'a jamais vraiment osé l'imaginer dans son avenir
Et pourtant il est devenu le centre de son ultime nécessité
Sans lui le monde est aveugle au comble de la cessité

Cette larme perdue se mélange au goût de ses baisers
Restés tatoués sur ses lèvres fragiles et comblées
A l'encre de sa mémoire elle redessine son doux visage
Son regard coule dans ses yeux au delà de tous les rivages

Elle berce son absence d'un sourire angevin et apaisé
Le manque n'étiolera pas cet amour qui les a libérés
Aucune carence aucune souffrance ne sauront le ternir
La vie a coloré leurs cieux d'un arc-en-ciel de souvenirs



Chaque caresse retenue sur leurs peaux distille en douceur
Ces minutes de bonheur qu'ils attendaient avec ferveur
Il est devenu son Excalibur, elle est éprise de sa magie
L'éternité les bercera pour éclairer chaque jour leurs nuits

La goutte d'eau poursuivra son chemin au delà de leur monde
Elle rejoindra les océans les mers et continuera vagabonde
Ce n'était qu'une larme salée qui avait un peu débordé
Pour aller rallumer les étoiles dans leurs yeux embués

Christel Lacroix auteur
le 12 janvier 2016
Plus rien ne peut leur arriver




jeudi 7 janvier 2016

J'ATTENDRAI LA ROSE NOIRE

Sur le rosier de ma vie avait éclos une belle rose thé
Je ne m'y attendais pas et ce matin-là je l'admirais
J'avais essayé toutes les fleurs mais voir la vie en rose
A l'orée de ce jour naissant diluait mes pensées moroses

Souvent perdue la rose des vents m'avait beaucoup aidée
Et je la retrouvais là belle épanouie et savamment apprêtée
Sauvage pompon blanche rouge fanée noire ou trémière
Elle restait toujours sur ma route en douceur pionnière

Dans tous les déserts de mes tristes jours la rose des sables
Avait su remplir mon regard d'étoiles et de bonheur ineffable
Je la caressais avec respect et admiration, ne pas la froisser
La respirer pétale après pétale, jusqu'à en devenir enivrée

J'attendrai Noël, j'irai en Inde ou à Jéricho pour la retrouver
Chacun de ses boutons éclos embaume un parfum de liberté
Elle me chuchote de laisser faner les ardentes épines de la vie
Elles font partie du rosier mais la fleur les a oubliées depuis

A l'eau de rose je boirai encore à sa source de jouvence éternelle
J'attendrai la rose noire reine et rêve de mes nuits les plus belles
Elle m'a déjà délivrée de tant de maux et méfaits de mon cœur

Je sais qu'elle sera toujours là pour partager avec moi sa douceur


LE TEMPS D'ATTENDRE

LE TEMPS D'ATTENDRE

Le temps s'écoule
Le temps d'attendre
Les secondes se déroulent
Le tapis de l'espoir va s'étendre

Le temps s'étire
Le temps d'imaginer
Les minutes les enivrent
Le bonheur danse jusqu'à satiété

Le poids du temps
Le temps qui blesse
Les soupirs des amants
Les émotions rient aux maladresses

Le temps s'envole
Le temps d'exister
La cadence du cœur s'affole
Ils se rencontrent enfin de l'autre côté

Le temps surprend
Le temps de l'imprévu
Le hasard devient impatient
L'inattendu sourit au coin de la rue

Le temps les escorte
Le temps est patience
Il ouvre ses lourdes portes
Ils entrent lentement sans méfiance

Le temps de la libération
Le temps de l'espérer
La chrysalide attend le papillon
Pour renaître et pouvoir enfin s'envoler

Le temps d'effleurer
Le temps si infime
Cet instant où tout a basculé
Au milieu d'un vers ou d'une rime

Ce temps est un cadeau
Présent d 'un destin souriant
Ce temps béni brille tel un joyau
Sur leur chemin depuis la nuit des temps



mercredi 16 décembre 2015

AU VESTIAIRE DES ANGES - Sortie Officielle

Bonjour à tous,

Mon premier recueil de poésies 


«AU VESTIAIRE DES ANGES» 


est sorti aujourd'hui, mercredi 16 décembre 2015, aux

Éditions Hugues Facorat.



Vous qui suivez mes actualités d'auteur, vous n'êtes pas

sans savoir que chaque solstice d'hiver voit naître un de mes

nouveaux projets. Du moins, j'essaie de m'y tenir.


Vous pourrez vous le procurer directement sur le site de

l'éditeur (expédition dans le monde entier) ici:

http://www.hfedition.com/au-vestiaire-des-anges-christel-lacroix-c2x19150721

ou me le demander dédicacé, ou personnalisé pour offrir.



Vous pouvez également le commander dans toutes les 

librairies

(numéro ISBN 979-10-93198-460)



PRESENTATION DE L'EDITEUR:


Christel Lacroix nous invite dans un lieu inédit.


Par sa poésie remplie de tendresse, elle émeut le lecteur


tout en l'élevant vers les hauteurs de l'âme.


Après nous avoir fait découvrir sa plume romanesque avec


J'ai entendu respirer les couleurs, elle nous dévoile les


coulisses du monde poétique avec Au vestiaire des


Anges, des poésies qui nous racontent avec finesse une


vision de la vie, l'embrassement de mots qui nous


apprennent à aimer, la fusion inattendue de la légèreté de


l'être et de la profondeur de l'Ange.




PRESENTATION DE L'AUTEUR:

Parfois il est si doux de s’arrêter et de se poser


Pour lire à voix basse des mots avec des ailes


Pouvoir s’envoler librement dans son et-sens-ciel


Et danser au paradis retrouvé des idées échappées


Avant d’aller se reposer sous leurs étoiles magiques


Les anges ont accroché ici leurs ailes dans le vestiaire


Laissant derrière eux un sillage de mots poétiques


Je les ai entendus chuchoter un soir dans la brise légère


Alors je vous livre ici ces chuchotis de poésies


Puissent-ils vous transporter vers ce pays inouï


Où l’on peut rêver à outrance les yeux ouverts


Et parler avec les anges dans leurs vestiaires




Extrait :

Ces mots tus faisaient résonner le silence.


Chuchotés tout bas à l'oreille de l'absence,


Au creux du néant ils prenaient alors racines


Pour finir par fleurir un jour de façon divine.


Extrait de Elle avait entendu ses cris silencieux.












lundi 14 décembre 2015

AIMER ET NE PAS SAVOIR LE DIRE

Aimer et ne pas savoir le dire

Aimer comme une mère, à la folie, ou démesurément,
On en parle, on en fait des films, et puis des livres,
On le met en scène, on l'écrit, on y pense librement,
Aimer c'est se sentir voguer sur un bateau ivre.

Aimer et puis pourtant ne pas savoir le dire.
On ose pas, c'est bien trop difficile à prononcer.
Ces sentiments si forts cristallisent notre avenir,
Ils restent perdus sur la digue de notre cœur muet.

Aimer et ne pas parvenir à dire « je t'aime »,
Cette simple phrase sésame de notre âme.
« Je t'aime » « je t'aime » comme seuls anathèmes
Resteront encore prisonniers de ce silence infâme.

Sentir les larmes noyer ces trois petits mots,
Fermer les yeux et garder les lèvres closes.
« Je t'aime » ne viendra pas, il sonne trop faux,
Nul mot pour avouer qu'on aime à overdose.

On le sait bien un jour viendront les regrets,
On pleurera encore de ne pas avoir su le dire,
On pensera qu'il est trop tard pour le rattraper,
Et pourtant « je t'aime » sera toujours là à sourire.

Aimer c'est juste dire « je t'aime » sans parler,
Comprendre l'autre et le serrer dans son silence,
Ce « je t'aime » silencieux restera éternel à jamais.
Il sourit chaque nuit et chaque jour quand on y pense.

« Je t'aime »
« Je t'aime »
Chut
.
.
.
.
.
.







REFLET D'UNE VIE

REFLET D'UNE VIE

Reflet d'une vie
Qui s'éteint dans un regard
Et s'évanouit dans une larme
Reflet d'une vie
Qui laissera derrière elle
Juste là à nos pieds
Couler cette rivière d'amour
pour toujours
Reflet d'une vie
Force intransigeante
Qui renaît à chaque souvenir
Et nous arrache larmes et sourires
Reflet d'une vie
Va nu pieds dans un autre monde
celui qu'on ne connaîtra qu'après
Reflet d'une vie
Qui ruisselle dans notre âme
Nous laissant des paillettes d'or
Dans nos cœurs émus et aimant


09 décembre 2015 


mardi 24 novembre 2015

DONNER POUR REPRENDRE

DONNER POUR REPRENDRE

Donner pour reprendre
C'est comme aimer sans comprendre
C'est comme cultiver pour détruire
C'est comme mourir sans vivre

Donner pour reprendre
Il n'y a pas de pire pléonasme
C'est un total contresens d'âme
Une illusion d'optique dérisoire
Un mirage au bord d'un triste soir

Donner pour reprendre
C'est comme aimer sans tendresse
Voguer vers une île sans adresse
C'est comme apprendre pour oublier
Cueillir des fleurs et finir par les jeter

Donner pour reprendre
C'est comme une nuit sans voie lactée
C'est un univers infini de tristes idées
J'aimerais y repeindre de magnifiques étoiles
Mais ma force à la dérive a déchiré ses voiles

Aimer sans donner
C'est un peu pareil
Point de merveille
Juste de la pitié
Dans cet univers déformé que j'habite
J'aimerais aimer et donner sans être jugée
Dans cet univers aux sentiments illicites
Mon cœur n'a plus d'air et agonise asphyxié

Donner pour reprendre
C'est comme aimer sans comprendre
C'est comme cultiver pour détruire
C'est comme mourir sans vivre

24 novembre 2015 – Extraits de pensées dérisoires et illusoires
d'un triste matin morose sur une planète froide








lundi 26 octobre 2015

L'OR DE L'AUTOMNE

L'OR DE L'AUTOMNE


Petite feuille d'automne belle et monotone
Je te regarde tomber dans le vent sifflant
Je ne suis pas triste même si cela t'étonne
Je t'admire dans ta chute tout doucement

Petite feuille d'automne tu es la plus belle
Tu nous offres l'or et le précieux de l'univers
Tes couleurs mordorées chutent en ribambelles
Tes teintes chamarrées illuminent notre terre

Petite feuille d'automne qui es-tu vraiment ?
Ta valse lente clôture en douceur le bal de l'été
Ton or embrasse le vermillon et caresse ton argent
Le soleil coule encore dans tes nervures acérées

L'automne fait tourner ton kaléidoscope de vie
Tu mélanges le rouge sublime et toutes les couleurs
Tu restes le symbole de l'espoir dans nos esprits
En hiver on pourra continuer à croire en ta chaleur

Petite feuille d'automne ta chute attise mon émoi
Dans tes sous-bois dorés je pense souvent à toi
Je marche doucement vers l'infini des saisons
Des larmes de bonheur diluent cet hiver si long

Danseuse étoile des hautes forêts abandonnées
Muse sublime et parfaite de la palette de Renoir
Je souris en te voyant tomber avec tant de légèreté
Je me baisse pour te cueillir et tu me chuchotes l'espoir


26 octobre 2015 – Promenades en sous-bois


mardi 13 octobre 2015

UNE ETOILE TOMBEE DU CIEL

UNE ETOILE TOMBEE DU CIEL



Il était une fois une étoile tombée du ciel
Un peu danseuse de ballet et plutôt belle
Elle quitta sa nuit céleste et chut sur Terre.
D'interminables combats en viles guerres
Elle s'étiola, étonnée que tant de lumière
Ait pu un jour enfanté la fille de la peur
Celle que l'on nomme rancœur ou horreur.
Elle releva la tête et en appela à l'espoir
C'était son unique chance, l'espoir de croire
C'était son ultime danse, l'espoir d'un soir.




Jadis elle brillait de pureté parmi ses égales
Ici elle se sentait solitaire et presque anormale
Ces humains par milliers avaient oublié de s'aimer
Elle en pleurait parfois le jour juste pour oublier
Et puis la nuit la couvrait à nouveau de son linceul
Et elle retrouvait ses amis et se sentait moins seule





Depuis ces temps astrals on l'aperçoit parfois
Valser dans son tulle et danser sur les toits 

A minuit sonnante par delà la haine dérisoire.
Si tout le monde pouvait seulement l'apercevoir
La nuit sur Terre serait certainement moins noire.

pensées étoilées pour une danseuse étiolées