mercredi 23 septembre 2026

La chaise vide

 LA CHAISE VIDE ©


La vie qui battait son plein était passée si vite

Protégé dans son écrin au delà de nos mérites

Elle était assise ici et je nous pensais éternels

Comme sur la cime on voit les neiges irréelles


Je l’entendais rire et je la regardais vivre

Ne jamais mourir était écrit dans notre livre

Et pourtant un matin je ne m’y attendais pas

Elle est partie au loin me laissant son trépas


Elle n’est plus assise ici et je ne peux que pleurer

La colère qui épuise et puis la valse des années

Je n’ai jamais écouté son appel à l’aide lointain

J’ai préféré ma déroute la regardant avec dédain


Chaque jour passant elle me criait son amour

Noyé par des courants abyssaux je suis resté sourd

Le rythme de la vie s’est tout doucement arrêté

La pendule a gémi dans un dernier carillon sonné


Elle n’est plus assisse ici plus jamais elle ne le sera

Je ne l’ai pas comprise la vie est éphémère ici-bas

J’aurais dû la serrer dans mes bras et le lui dire

Lui dire que j’aimais tant son âme et son sourire


Aujourd’hui je parle tout bas à cette chaise vide

Je l’aime si fort que mon aura a un goût acide

Je crève de son absence et je l’imagine toujours

Assise comme une évidence au soleil de l’Amour


La vie nous séparait mais nos cœurs s’aimaient

Elle est partie en ne sachant pas comme elle comptait

Désabusée de devoir me supplier de le lui montrer

Elle est partie et me laisse son absence et mes regrets