dimanche 1 janvier 2017

ELLE PENSE A LUI

ELLE PENSE A LUI ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Elle pense à lui
Il pense à elle
Ses yeux sont éblouis
Elle a perdu ses ailes

Le monde tourne
Ils se cherchent partout
Leurs matins sont mornes
Leurs jours restent flous

Elle pense à lui
Il pense à elle
Je les entends sans bruit
Leurs pensées s'emmêlent

La vie a fermé les yeux
Les rêves se mettent à courir
Sans elle il est malheureux
Sans lui elle refuse de sourire

Elle pense à lui
Il pense à elle
L'amour vide les obscurcit
Le manque les rend si frêles

Elle embrasse son néant
Il caresse son absence
Comme les feuilles au printemps
Cherche le soleil en errance

Elle pense à lui
Il pense à elle
Leur musique toujours retentit
Leurs cœurs émus s'ensorcellent

Bientôt ils sauront
Le destin se dessine
Ils traverseront le pont
Qui relie leurs origines

Elle pense à lui
Il pense à elle
Leurs étoiles dans leurs nuits
Éclairent leur sentinelle

Le chemin qui se perd ici
Fait des tours et revient
Reliant leur monde d'oubli
Et la passion qui les étreint




DEMESURE SANS MESURE

DEMESURE SANS MESURE ©
Ecrit par Christel Lacroix

Quand elle donne l'heure
Elle emballe le temps avec du papier d'éternité
Quand elle donne le la
Tout l'orchestre résonne et Beethoven renaît
Quand elle donne la réplique
Molière sourit derrière le rideau rouge caché
Quand elle donne sans retour
Elle rajoute toujours un petit cadeau inespéré
Quand elle donne son adresse
Sa maison se pare et s'illumine à la nuit tombée
Quand elle donne la main
La promenade improvisée prend des airs de ballets
Quand elle donne sa confiance
Elle offre son âme fragile et son cœur emballé
Quand elle donne carte blanche
Elle joue son joker et cède ses atouts sans tricher
Quand elle donne la clé des champs
Plus rien ne la retient et elle apprend alors à voler
Quand elle donne la cadence
La musique suit et tout le monde se met à danser
Quand elle donne le coup d'envoi
Elle part en courant et ne pense plus à son passé
Quand elle donne un coup de pouce
Mille projets naissent et germent à fleur d'idées
Quand elle donne une conférence
Chacun met son cœur entre parenthèse et se tait
Quand elle donne envie
Elle s'abandonne entière à la démesure insensée
Quand elle donne une explication
Les preuves avancent en escadrilles inorganisées
Quand elle donne raison
Elle fixe l'horizon lointain d'une certitude décalée
Quand elle donne un conseil
Elle reste cachée et applaudit chacun des progrès
Quand elle donne des ailes
Elle déracine son arbre de vie pour vous accompagner
Quand elle donne de la voix
Les anges se taisent tous à l'unisson pour l'écouter
Quand elle donne le frisson
Elle meurt de froid mais n'ose pas vraiment se l'avouer
Quand elle donne sa bénédiction
Elle ajoute un brin d'humilité et des pétales de respect
Quand elle donne la vie
Elle fait retentir tous les souvenirs de l'humanité
Quand elle donne son amour
La peau fragile de son âme se laisse alors caresser

Quand elle donne
C'est toujours sans mesure et avec démesure
Car donner ne se fait jamais à moitié soyez-en sûr
Si vous la rencontrez et qu'elle vous tend la main un matin
Donnez lui une once d'attention et rassurez la car elle en aura besoin

Je crois


lundi 26 décembre 2016

ELLE N'EXISTE PAS

ELLE N'EXISTE PAS ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Elle n'existe pas et pourtant elle est là
Son cœur bat dans le néant du frisson
Ses yeux las se ferment sans foi ni loi
Elle tremble de tant d' interrogations

Elle n'existe pas et pourtant elle est triste
Transparente à tous les regards émus
Son corps aimerait voler équilibriste
Mais elle reste seule tel un ange déchu

Elle n'existe pas parce qu'elle n'a pas le droit
Âme sœur désespérée d'une âme envolée
Elle essaie de s'endormir parce qu'elle y croit
Ses rêves sont trop beaux pour ne pas être vrais

Elle n'existe pas parce qu'on ne l'entend pas
Et pourtant sa musique est un crescendo d'amour
Aucun musicien ne pourrait la jouer avec émoi
Elle seule la ressent au plus profond de son jour

Elle n'existe pas car elle est totalement perdue
La forêt de ses monstres est un désert noir
Les arbres n'y poussent pas elle y a pourtant cru
Elle cherche en courant l'ombre d'un espoir

Elle n'existe pas car elle n'est pas au bon endroit
Peut-être doit-elle atteindre l'horizon d'une mer
L'océan d'une vie où le soleil n'est plus froid
Pour retrouver le marin qui l'attend et l'espère

Elle n'existe pas et pourtant elle crie si fort
Aucun son ne parvient à traverser sa prison
Tel un fantôme qui chante son ultime sort
Son âme se déforme face à tous ses affronts

Elle n'existe pas et reste tapie dans l'ombre
Peut-être un jour un autre fantôme passera
Et lui tendra la main parmi les décombres
De l'incompréhension et enfin lui sourira

Elle n'existe pas mais elle cultive l'espoir
Cette graine magique qui lui rendra son corps
Ce miracle d'amour qui éclairera son noir
D'un magnifique garance en technicolor

Elle n'existe pas mais je l'entends respirer
Ce bruit saccadé qui fait battre son cœur
Reste gravé dans ma mémoire chavirée
A travers un rideau de larmes je l'ai vue avoir peur








vendredi 23 décembre 2016

Impression de lecture

Lorsqu'une lectrice laisse ses impressions et donne les larmes aux yeux de l'auteur

"Bonjour Christel, Je viens de tourner la dernière page de ton roman et je t'écris avec encore quelques larmes dans les yeux...J'avoue que j'en ai versé quelques unes tant tu suscites d’émotions dans ton récit. Je savais ton écriture belle pour te lire régulièrement sur Facebook, mais elle est plus encore : j'ai vraiment voyagé! J'ai été très touchée par la dimension spirituelle de l'histoire dans l'Histoire. Ton écriture est très évocatrice et fait naître de nombreuses images, des sons, des couleurs, des sentiments, des émotions...Un grand merci à toi...poursuis ton chemin sur les ailes de l'Amour, avec ta plume comme ambassadrice. Bien amicalement. PS : j'ai mis du temps à me consacrer à la lecture car, justement, je voulais en avoir et être disponible : je sentais qu'une fois la porte ouverte, je n'aurais pas envie de la refermer, et je ne regrette pas!" ML.LA


mardi 13 décembre 2016

JOUR BLANC

JOUR BLANC®
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Je regarde l'arbre de l'été dépouillé
Ses feuilles de vie se sont étiolées
Et pourtant sa sève bouillonnn'encor'
Je la sens frémir dans un ultim'effort

Ses branches nues se tordent de froid
A travers la brume d'un matin étroit
Ce n'est plus qu'un fantôme en sursis
L'ombre de la belle saison sans soucis

Le paysage s'est évanoui tout autour
On n'entend plus les oiseaux alentour
La neige a fondu tous leurs repères
Ils se cachent au fond de leur hiver

Le blanc s'est installé insidieusement
Petit à petit tombant nonchalamment
Ciel et Terre mariés ici pour la saison
Ne font plus qu'un réunis à l'unisson

Mes yeux brûlés par cette uniformité
Ont perdu leur couleur à trop admirer
Cet arbre sorti du néant d'une saison
Je pleure ou c'est mon cœur qui fond

Une larme creuse le sol en tombant
Ici naîtra une belle fleur au printemps
Comm'un espoir semé pour la postérité

Souriant au cycle de la terre et de son été


jeudi 1 décembre 2016

Dédicace au CULTURA de TOULOUSE Fenouillet

Bonjour à tous,

Je serai heureuse de vous rencontrer 
à l'occasion de la dédicace de mon dernier roman
LES DERNIERS SENTIMENTS CATHARES
paru ce mois-ci aux Editions Au Pays rêvé / Ovadia

au CULTURA de TOULOUSE Fenouillet
le mercredi 07 décembre
de 14h à 17h30.

N'hésitez pas à partager cet évènement avec vos proches et d'y inviter vos amis si vous habitez dans le secteur.

A bientôt peut-être.

Christel LACROIX auteur
Au plaisir du partage des mots ..




dimanche 6 novembre 2016

LA MECANIQUE DES MOTS

LA MECANIQUE DES MOTS ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Cachée dans le grenier à l'abri du monde bruyant
Je venais la retrouver là chaque jour en souriant
J'enfonçais mon doigt sur la lettre A et je rêvais
La magie naissait alors et je me laissais emporter

Le bruit sec du levier frappait le papier fragile
L'encre noire faisait naître une lettre indélébile
Je devenais fée au pays des mots qui naissaient
J'étais écrivain au pays des phrases terminées

Son ruban rouge et noir dansait à fleur de peau
Laissant échoir une lettre sur la plage des mots
Mes doigts s'envolaient à son rythme effréné
Une histoire déroulait son tapis à mes idées

Assise en face d'elle je lui racontais mes secrets
C'était ma pure confidente mon amie du grenier
A chaque point je poussais le levier du chariot
Pour revenir à la ligne et ne pas en écrire trop

J'aimais cet instant où l'on osait passer à la suite
Dans un geste mécanique répété à la va-vite
Comme quand on a le cœur beaucoup trop gros
Et que l'on s'efforce de mettre le cap vers le beau

Mes pensées déambulaient collées au papier blanc
Parfois le carbone les recopiait inlassablement
Je rattrapais son fragile vélin me salissant les doigts
Comme si j'eus touché les ailes d'un papillon de soie

Le bruit rythmé des leviers entonnait une mélodie
Je devenais musicienne au pays magique des écrits
Le monde dehors disparaissait doucement en silence
Nous étions seules à regarder les caractères en transe

Le clavier donnait un relief noir à mes doux délires
Je pouvais presque caresser mes mots et les sentir
Je déroulais alors le papier en tournant le rouleau
Et je libérais doucement mes histoires de leur étau

Emportant ma feuille remplie de mots tel un trophée
Je saluais ma machine à écrire d'un sourire apaisé
Et je partais en apesanteur vers ce monde indécis

Où j'allais pouvoir inventer d'autres histoires inouïes


JE REGARDAIS L'AUTOMNE GLISSER A MES PIEDS

JE REGARDAIS L'AUTOMNE GLISSER A MES PIEDS ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur


La belle saison venait de tirer sa révérence
Le soleil de l'été s'en était allé en itinérance
Je regardais glisser l'automne à mes pieds
J'entendais les feuilles rouges s'éparpiller

D'habitude la tristesse creusait mon cœur
Mais en te regardant sourire avec douceur
Je retrouvais le soleil de mes pensées perdues
Tu étais devenu l'astre de ma saison déchue

Le vent s'engouffrait entre les arbres dénudés
Le brouillard brouillait la cime de leurs idées
Ce paysage décoloré me semblait presque beau
Tes yeux y devenaient mes plus précieux joyaux

La pluie froide et soudaine giflait mon visage
Elle battait à mes tempes diluant le paysage
Et moi je ne voyais que toi m'ouvrant tes bras
Là j'y étais à l'abri du monde et de mille tracas

Je respirais l'odeur de ta peau mêlée à la forêt
Tu étais devenu ma raison et ma saison préférée
Les oiseaux cherchaient désespérément leur nid
Je ne sentais plus le froid l'amour m'avait transie

L'hiver pouvait alors étaler son lourd manteau blanc
Notre monde si beau existait ailleurs et maintenant
Nos prénoms gravés sur le tronc du vieux hêtre
Resteraient là une éternité souvenirs de nos êtres

Nous avons marché sur les feuilles rougeoyantes
Nous déroulant un tapis de pensées flamboyantes
Là-bas derrière toutes les saisons un nouvel horizon

Nous attendait depuis la nuit des temps des pharaons


mercredi 2 novembre 2016