Castelnaudary (11)
jeudi 12 mars 2020
jeudi 27 février 2020
LA MAISON SOLITAIRE
LA MAISON SOLITAIRE ©
Écrit par Christel Lacroix auteur
Cette
maison je l’ai aimée dès que j’y suis rentrée
C’était
comme si on se connaissait depuis l’éternité
Ses
murs respiraient à la même cadence que mon coeur
Elle
vivait et frémissait pour qu’on s’aime tout bonheur
J’y
ai laissé des bouts d’âme aux quatre coins du jardin
Et
j’y ai accroché quelques grammes de rire un petit matin
Même
la pendule semblait me parlait quand je me taisais
Entre
le tic et le tac balancés elle me disait qu’elle m’aimait
Tu
m’as appris à la découvrir tout doucement sans me brusquer
Je
savais déjà ouvrir ses souvenirs pour la délivrer de son passé
Elle
avait tant besoin
d’amour c’était écrit entre chaque
pierre
Je
pensais à elle chaque jour mais je
n’ai pas su apaiser
ta colère
Quand
le soleil brillait les oiseaux ouvraient la cage de ton coeur
J’ai
essayé de prendre soin de ces emplumés aux jabots de couleur
Mais
tu as perdu ta passion mélomane pour leurs
jolis chants d’été
Et
tu as perdu en même temps la clé des champs de ta maisonnée
Toutes
les couleurs toutes les
toiles toute cette passion créatrice
Laissaient
mille étoiles dans mes yeux c’était mon feu d’artifice
Mais
tu as voulu éteindre le feu et dire à ces murs de se taire
La
maison s’est endormie au
milieu de ses pinceaux
solitaires
Je
voulais te dire ce soir qu’elle continue à vivre dans mon coeur
Je
l’aimerai éternellement elle n’a pas encore atteint son heure
Ne
t’inquiète pas je m’occupe bien de son souvenir en attendant
En
attendant que tu revives enfin pour lui offrir un espoir brillant
jeudi 20 février 2020
ET POURTANT
ET POURTANT ©
Écrit par Christel Lacroix auteur
Pourtant il nous reste à
tricher
Être le pique et jouer cœur
Être la peur et rejouer
Être le diable et jouer fleur
Pourtant il reste à patienter
Bon an mal an on ne vit qu’une heure
Pourquoi faut-il que les hommes s’ennuient ?
Être le pique et jouer cœur
Être la peur et rejouer
Être le diable et jouer fleur
Pourtant il reste à patienter
Bon an mal an on ne vit qu’une heure
Pourquoi faut-il que les hommes s’ennuient ?
Jacques
Brel, Pourquoi
faut-il que les hommes s’ennuient
Pourtant
il nous reste à aimer
Être
l’acteur de son bonheur
Être
fleur ou essaimé
Être
l’ange qui vise le cœur
Pourtant
il reste à espérer
Tant
bien que mal un moment cajoleur
Pourquoi
faut-il que les amoureux restent indécis ?
Pourtant
il nous reste à rêver
Être
libre de son apesanteur
Être
papillon et s’envoler
Être
le matelot des flots voyageurs
Pourtant
il reste à imaginer
Comme
il se doit et à toute heure
Pourquoi
faut-il que les rêveurs s’enfuient ?
Pourtant
il nous reste à oser
Être
le catalyseur de ses ardeurs
Être
l’oublié et s’imposer
Être
les idées et leurs défenseurs
Pourtant
il reste à parler
Comme
on le peut avec ferveur
Pourquoi
faut-il que les timides se sentent affaiblis ?
Pourtant
il nous rester à chanter
Être
la mélodie et son chœur
Être
la joie et la crier
Être
le violon et son chanteur
Pourtant
il reste à composer
Des
partitions pour gommer les malheurs
Pourquoi
faut-il que les musiciens jouent avec l’infini ?
Pourtant
il nous reste à donner
Être
l’humain et le décideur
Être
aimant et aider
Tendre
sa main en bienfaiteur
Pourtant
il reste à écouter
Tous
les cris des âmes tuées par l’imposteur
Pourquoi
faut-il que les plus faibles n’aient plus d’amis ?
Pourtant
il nous reste à penser
Être
le monde et ses couleurs
Être
l’humain et essayer
Être
le bien sans confesseur
Pourtant
il reste à délivrer
Chaque
idée enfermée par les manipulateurs
Pourquoi
faut-il que les penseurs se sentent démunis ?
Pourtant
il nous rester à vivre
Être
l’auteur et son acteur
Être
couleurs et exister
Être
l’humain dans sa splendeur
Pourtant
il reste à persister
Tant
que l’on peut subsister sans rancœur
Pourquoi
faut-il que les hommes s’ennuient ?
dimanche 5 janvier 2020
AUSTRALIE NOUS PENSONS À TOI
AUSTRALIE NOUS PENSONS À TOI ©
Écrit par Christel Lacroix auteur
Grandiose paradis
Né des océans enfouis
Tu as grandi
Tout doucement jusqu'ici
D'immenses étendues
En forêts perdues
De champs aperçus
Jusqu'à perte de vue
On te traversait
en chantant liberté
On t'arpentait
À tous vents soufflés
Le soleil orange
Y brillait si étrange
Balayant les langes
D'un ciel d'anges
L'astre lunaire
Aux géants cratères
Luisait aux vespères
De mille éclairs
On se croyait alors
Sur une planète d'or
Fascinés par ses décors
Et puis l'humain né
Est venu te coloniser
De ses mains entraînées
Il a tout chamboulé
Avide de cultures
Et d'espaces pour le futur
Assoiffé d'argent
Sur le rebord des champs
Il a osé défier le temps
Et les lois d'antan
L'inculture de la nature
Tuant l'équilibre pur
La dictature industrielle
Arrivant en voiture
L'apocalypse s'est allumée
Un jour à son orée
Comme un cri inné
D'une forêt immolée
Le feu a brûlé
L'ignorance de l'humanité
Les flammes reflet
De la démence dévastée
Acculé à son père Océan
L'homme tremblant
Prie doucement
Le retour des pluies
Les animaux perdus
D'un désordre absolu
Courent abattus
Vers leur lointain salut
La planète brûle
Et l'enfant pleure de canicule
AUSTRALIE
en chantant liberté
On t'arpentait
À tous vents soufflés
Le soleil orange
Y brillait si étrange
Balayant les langes
D'un ciel d'anges
L'astre lunaire
Aux géants cratères
Luisait aux vespères
De mille éclairs
On se croyait alors
Sur une planète d'or
Fascinés par ses décors
Et puis l'humain né
Est venu te coloniser
De ses mains entraînées
Il a tout chamboulé
Avide de cultures
Et d'espaces pour le futur
Assoiffé d'argent
Sur le rebord des champs
Il a osé défier le temps
Et les lois d'antan
L'inculture de la nature
Tuant l'équilibre pur
La dictature industrielle
Arrivant en voiture
L'apocalypse s'est allumée
Un jour à son orée
Comme un cri inné
D'une forêt immolée
Le feu a brûlé
L'ignorance de l'humanité
Les flammes reflet
De la démence dévastée
Acculé à son père Océan
L'homme tremblant
Prie doucement
Le retour des pluies
Les animaux perdus
D'un désordre absolu
Courent abattus
Vers leur lointain salut
La planète brûle
Et l'enfant pleure de canicule
AUSTRALIE
Nous pensons à toi
Et tous nos
espoirs t'accompagnent
vendredi 20 décembre 2019
mercredi 18 décembre 2019
LE LIVRE ROUGE DES CATHARES
LE LIVRE ROUGE DES CATHARES
Écrit par un ami auteur
sur le chemin des cathares
N'hésitez pas à lire ses mots et à les offrir
https://livre.fnac.com/a13885897/Pierre-Paraire-Le-livre-rouge-des-Cathares
Écrit par un ami auteur
sur le chemin des cathares
N'hésitez pas à lire ses mots et à les offrir
https://livre.fnac.com/a13885897/Pierre-Paraire-Le-livre-rouge-des-Cathares
ELLE FAIT DOUCEMENT MAIS ON VIT TROP VITE
ELLE
FAIT DOUCEMENT MAIS ON VIT TROP VITE ©
Écrit par Christel Lacroix auteur
On
ne cherche plus les pépites d'or
Mais juste de l'eau saine sans chlore
On ne chasse plus l'animal sauvage
Mais le pirate virtuel sur message
On ne travaille plus par amour
Mais juste pour vivre au jour le jour
On n'écrit plus pour communiquer
Mais pour livrer son mal à exister
On ne mange plus par plaisir attablé
Mais pour la sensation de satiété
On n'offre plus son hospitalité
On regarde mourir l'inassisté
On n'allume plus son feu de cheminée
L'interdiction en est consignée
On ne regarde plus briller les étoiles
Mais des morceaux de vie sur la toile
On n'écrit plus de jolies lettres pliées
On tweete le sentiment en mots comptées
On ne peint plus de toiles d'inspiration
Mais on imprime en trois dimensions
On ne boit plus par convivialité
Mais pour oublier la morosité
On ne rêve plus à ne rien faire
Mais on joue en réseau linéaire
On ne visite plus les forêts si belles
Mais on s'immerge dans le virtuel
On ne parle plus avec son libraire
Mais on télécharge des livres éphémères
On ne dit plus bonjour aux vieillards
Parce que l'on est toujours en retard
On ne voit plus s'épanouir la marguerite
Elle fait doucement mais on vit trop vite
Mais juste de l'eau saine sans chlore
On ne chasse plus l'animal sauvage
Mais le pirate virtuel sur message
On ne travaille plus par amour
Mais juste pour vivre au jour le jour
On n'écrit plus pour communiquer
Mais pour livrer son mal à exister
On ne mange plus par plaisir attablé
Mais pour la sensation de satiété
On n'offre plus son hospitalité
On regarde mourir l'inassisté
On n'allume plus son feu de cheminée
L'interdiction en est consignée
On ne regarde plus briller les étoiles
Mais des morceaux de vie sur la toile
On n'écrit plus de jolies lettres pliées
On tweete le sentiment en mots comptées
On ne peint plus de toiles d'inspiration
Mais on imprime en trois dimensions
On ne boit plus par convivialité
Mais pour oublier la morosité
On ne rêve plus à ne rien faire
Mais on joue en réseau linéaire
On ne visite plus les forêts si belles
Mais on s'immerge dans le virtuel
On ne parle plus avec son libraire
Mais on télécharge des livres éphémères
On ne dit plus bonjour aux vieillards
Parce que l'on est toujours en retard
On ne voit plus s'épanouir la marguerite
Elle fait doucement mais on vit trop vite
Et
pourtant
Le temps n'a pas changé de cadence
L'horloge avance dans la même danse
Le ciel n'a pas changé de couleur
Il est le toit de tous nos bonheurs
Le sourire apporte toujours la même chaleur
La bougie la même lueur
Les étoiles mortes il y a des années lumières
Éclairent toujours nos vies de mystères
Le temps n'a pas changé de cadence
L'horloge avance dans la même danse
Le ciel n'a pas changé de couleur
Il est le toit de tous nos bonheurs
Le sourire apporte toujours la même chaleur
La bougie la même lueur
Les étoiles mortes il y a des années lumières
Éclairent toujours nos vies de mystères
On
ne vit plus
Mais le Monde continue
Mais le Monde continue
… Sans
nous
samedi 7 décembre 2019
À LA PORTE DU TEMPLE
À LA PORTE DU TEMPLE ©
Écrit par Christel Lacroix auteur
Quand il passe cette porte il devient
un autre
Une âme triste et forte venue là pour
renaître
Elle va l'attendre seule sur le parvis
de sa vie
Sur le tapis de feuilles de son automne
indécis
Il vient de déposer sa lourde armure à
ses pieds
Ses pensées sourdes et tout le poids
d'un passé
Elle entend son âme s'envoler jusqu'au
divin
Elle retient la lame de son épée dans
sa main
Il a rejoint cet autre monde où il va
l'oublier
Parti loin caresser l'infini de sa
voûte étoilée
Le ciel les a réunis mais il les
sépare ce soir
Leur destin est écrit pour qu'elle
garde espoir
Il fermera les yeux pour entendre son
cœur
Et puisera sa force dans la cendre de
ses peurs
La spirale de leurs vies doucement
s'arrondira
Quand le mal de son absence autant la
rongera
D'union en réflexion il renaîtra
parmi ses frères
Sécrète élévation pour en revenir
grandi et fier
Comme un arbre arraché elle l'avait
tant pleuré
Et l'avait cherché partout dans cette
forêt isolée
Enfin réunis au bord de ce lac d'amour
infini
La nuit céleste allume le jour d'un
geste indécis
Il lui promet de repeupler tous ses
rêves de forêts
Et de planter partout des arbres de vie
et d'éternité
Leur regard intemporel vient de
s'envoler ailleurs
Rejoindre l'éternel pour cueillir les
fruits du cœur
Je les entends encore murmurer au temps
qui passe
Des secrets d'antan perdus au vent qui
les embrasse
dimanche 10 novembre 2019
Photos du salon de Villeneuve (11)
Un grand merci à toute l'équipe de Villeneuve la Comptal pour ce premier salon du livre, pour leur dynamisme, leur implication et leur sympathie qui furent les clés de la réussite de cette journée.
Quelques photos du salon :
Quelques photos du salon :
jeudi 31 octobre 2019
LES 54 VIES D'UNE POÉSIE
LES
54 VIES D'UNE POÉSIE ©
Écrit par Christel Lacroix auteur
La
VIE qui passe brille de mille couleurs
Du
(VIE)de du noir au rouge de l'ardeur
La
VIE on l'aime autant qu'on la hait
Asser(VIE)s
à nos sentiments inespérés
La
VIE pleure le soir et chante le matin
(VIE)ctoire
conquise sur un temps incertain
La
VIE coule dans nos veines palpitantes
Force
(VIE)scérale de toutes nos attentes
La
VIE est belle comme on le dit souvent
Sur
le par(VIE)s de notre bonheur vaillant
La
VIE renaît chaque fois qu'on est perdu
Comme
une é(VIE)VIdence reine et déchue
La
VIE nous parle chaque jour doucement
Et
rend (VIE)site à tous nos doutes vacillants
La
VIE s'en retourne et revient danser
(VIE)rtuelle
nécessité ou réelle félicitée
La
VIE nous fait mal puis cajole nos peurs
Force
(VIE)rulente de nos pauvres cœurs
La
VIE nous jette sur ses rives boueuses
Et
dé(VIE) toutes nos rêveries audacieuses
La
VIE nous serre si fort dans ses bras
Ra(VIE)vant
tous nos instants et nos tracas
La
VIE nous emmène au bout du monde
À
la (VIE)tesse de l'éclair et de l'onde féconde
La
VIE chante à tue tête au soleil naissant
Transperçant
le (VIE)trail de nos erreurs d'antan
La
VIE est sûrement le plus beau fruit du monde
Pomme
é(VIE)dée de tous les péchers immondes
La
VIE nous apprend à boire sa source limpide
Sur
ses (VIE)gnobles ennoblis et ses terres placides
La
VIE continue à briller quand on ferme les yeux
Ra(VIE)
de nous séduire chaque jour un petit peu
La
VIE ne fait que peu de détour pour avancer
(VIE)rulente
comme un fleuve impétueux et menacé
La
VIE nous montre le chemin que l'on cherche
É(VIE)tant
mille écueils et tant de tristes revanches
La
VIE nous perd parfois dans son pays inconnu
Seul
dans sa (VIE)lle endormi on ne réfléchit plus
La
VIE s'étire le matin et ne sait pas où elle va
Amie
de la (VIE)ilesse elle avance à grands pas
La
VIE en haut puis en bas joue de nos voltiges
Jusqu'à
la (VIE)ctoire assurée contre nos vertiges
La
VIE n'est pas si paisible qu'on pourrait espérer
Mais
sa (VIE)olence cache le renouveau de la paix
La
VIE devient une prison sur l'île de nos questions
Criant
ses (VIE)cissitudes aux vents de contradiction
La
VIE nous indique le bel horizon de nos pensées
(VIE)sant
toujours notre accomplissement libéré
La
VIE on la donne par amour et pour toujours
Ser(VIE)
par ce besoin ancestral enfin de retour
La
VIE reflète la secrète alchimie de notre âme
Maîtresse
de nos en(VIE)s tissées dans sa trame
Le
VIE est belle je vous l'affirme ici aujourd’hui
Elle
est (VIE)tale et la posséder est un cadeau inouï
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