mardi 29 mars 2016

FLEUR DE BONHEUR

FLEUR DE BONHEUR ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Quand le brin d'herbe devient un palmier
Les mots acerbes s'effacent avec volupté
Les plus simples jardins se parent de beauté

Quand le caillou brisé brille tel un diamant
Les souvenirs apaisés rient en s'endormant
La carrière asséchée retrouve son éclat d'antan

Quand la flaque d'eau se souvient des vagues
Les esprits les plus beaux s'ouvrent et divaguent
Tous les bateaux de l'océan se libèrent des digues

Quand le bout du jardin ouvre sur le paradis
Les idées noires en déclin livrent leurs écrits
Les barrières s'effritent et cèdent au mépris

Quand la chaumière ouvre sa salle de bal
Les tristes colères fondent oubliant le mal
La sombre maison devient château abbatial

Quand la vieille barque vogue vers Venise
Les amours amnésiques explosent et s'attisent
Le vieux pont des soupirs s'étire et s'enlise

Quand le lit de paille se pare de soie opaline
Les nuages grisaille s'échappent sur la colline
La nuit s'allume d'étoiles et de phrases câlines

Quand les mots perdus s'assemblent en poésie 
La douce ingénue ouvre ses yeux sur la vie
Le livre de sa plume est né de mille écrits

Quand la terre glaise se couvre de belles fleurs
Les viles ardeurs s'apaisent au delà de leurs peurs
Le désert renaît de son feu en oasis de douceur

Quand la fleur fanée embaume de mille couleurs
La douce félicité revient inonder tous les cœurs
L'arbre étiolé sort enfin de son hiver avec ardeur

Selon la façon dont on regarde avancer la vie
Selon la manière dont ses jours nous sourient
Tout peut changer tout peut arriver juste ainsi.
Le bonheur est une fleur fragile qui s'épanouit

Si l'on sait le cueillir au vent clément sans un bruit.


samedi 26 mars 2016

LES AMANTS DU ROMARIN

LES AMANTS DU ROMARIN ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur
Libres et sereins ils s'étaient donné rendez-vous ici
« Ici » n'existait pas mais il se l'était doucement construit
Leur maison à eux c'était le vent d'orient qui s'envolait
Leur jardin c'était le thym et le romarin qui les enivraient

Ils s'aimaient au milieu de ce rien qui était leur tout
Cet amour leur avait dessiné un univers sans remous
Ils s'y sentaient si épanouis les jours de brises marines
Ces embruns caressaient leurs peaux par monts et collines

Leur soleil à eux les éclairait même les jours pluvieux
Il brillait au fond de leurs pupilles en diamants heureux
Perdus dans leurs rêveries ils souriaient à tous champs
Le romarin leur offrait la pureté de son enchantement

Dans leur sillage mille paillettes restaient fossilisées
Au loin de ce bout de monde perdu la mer s'était calmée
Laissant planer leur belle histoire d'amour sur l'horizon
Leur monde avait cessé de respirer exaltant leur communion

Les amants du romarin avaient alors rejoint l'âme du monde
Un jour ils avaient tirés tous les rideaux partout à leur ronde
Leur maison et leur jardin s'étaient ouverts à l'univers entier
Les étoiles et les cieux les avaient accueillis pour les marier

Depuis ce temps il suffit de bien observer certains jours,
Un mot caresse le thym et le romarin les jours de vent: Amour
Un mot s'envole dans les nuages heureux et cléments : Amour
Un mot vogue par delà la mer et les vagues d'autan : Amour

Un mot brille au milieu de la voie lactée la nuit venant : Amour


mardi 15 mars 2016

Grand Prix de Poésie 2016 de la RATP

Je participe au Grand Prix de Poésie 2016 de la RATP
avec ce poème court mis en ligne

LE CHEMIN DE LA VIE

Voguer toujours sur le chemin de la vie
Faire des tours et puis des détours indécis
Attraper un sourire et puis deux en passant
Le garder au fond de sa boîte à sentiments

Voyager les idées libres et la fleur aux dents
Ignorer les ombres et peurs sans fondements
Chercher la douce lumière au bout du chemin
Ou juste on l'espère et ça fait tellement de bien

Sur cette route qui nous mène vers ce lendemain
Tous les doutes ont fondu en beaux alexandrins
Continuons avec entrain ce chemin si bien tracé

Tous les trains nous égarent vers une belle félicité  




samedi 5 mars 2016

Fleur bleue souriant à fleur de peau

FLEUR BLEUE SOURIANT A FLEUR DE PEAU©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Fleur bleue souriant à fleur de peau
Elle danse seule dans son monde clos
Elle a peur de s'y perdre un sombre soir
A cette heure où rien ne brille sauf le noir

Son cœur épanoui en pétales de rose
Vient de s'arrêter et de se mettre en pause
L'amour intense qui le remplissait s'est brouillé
Un siphon immense de sentiments a failli tout ravager

Elle a fané et a perdu toutes ses couleurs
Son monde flétri a détruit toutes ses fleurs
Recroquevillée sur son cocon déchiré et éventré
Elle a pleuré toute la sève de son amour incontrôlé

On aurait pu la nommer folle gangrène
Ou âme usée ravagée par un chagrin qui saigne
Les gens ont vite catalogué les fleurs qu'ils n'aiment pas
Elle a abandonné tout son chagrin sur la terre aride de sa foi

Et puis comme le tournesol elle a relevé sa tête
Son soleil brillant toujours à son Orient fût sa seule quête
Elle avait foi en lui et cette force fit renaître sa corolle usée
Elle sécha alors ses larmes et sourit en pensant à son Hélios secret

Fleur bleue souriant à fleur de peau
Venait d'acquérir une certitude sans un mot
Cet amour qui la faisait renaître resterait toujours une fleur éternelle
Un edelweiss dans les hautes montagnes de son existence la plus belle



lundi 29 février 2016

Publication pour les FLAMMES VIVES 2016

Mon poème UNE ETOILE TOMBEE DU CIEL 

a été sélectionné par le Comité de Lecture de l'anthologie poétique FLAMMES VIVES 2016.

Il sera donc publié prochainement, au plaisir du partage des mots.


dimanche 28 février 2016

LE ROCHER ETERNEL

LE ROCHER ETERNEL ©
écrit par Christel Lacroix auteur

Accrochés au rocher des souvenirs scintillent,
Cela fait très longtemps qu'ils sont restés là
Tels des pierres de schiste de mauvais choix.
En secret il repense à son passé et à cette fille.

Il ne sait plus qui elle était ou si elle existait,
Il l'avait peut-être inventée un soir de désarroi.
En bas de ce rocher la mer étale son bleu roi,
C'est là qu'il l'avait rencontrée ou juste imaginée.

Aujourd'hui les souvenirs brillent tels des diamants.
De lourdes larmes retenues perlent à ces yeux émus,
Elles rejoindront le sel de la mer dans les flots perdus
Y scellant à jamais le destin retrouvé de deux amants.

Les ans ont passé et le rocher est resté planté ici
La tête vissée dans les nuages et les pieds dans l'eau.
Les ans ont dansé et tout a changé beaucoup trop tôt,
Pourtant ses envies ses idées et sa vie ont tant rajeuni !

Il mélange tout mais le rocher lui offre sa solidité.
La vie lui sourit et lui fait entendre le mot toujours.
Tout là-haut il fait le point et repense à cet amour,
Celui que nul n'a connu et qu'il a tendrement caché.

Seul le rocher et ses cailloux perdus s'en souviennent
Seul le bleu du ciel en a ressenti la tendresse ingénue
Seule la mer en bas en a bercé les doux murmures tus.
Il écrira ici le futur à l'encre de ses amours anciennes.

Roi du rocher du ciel et de la mer il se laisse pleurer,
Doucement il lave de ses larmes ses souvenirs refoulés.
Demain la plante aride accrochée tout en bas va éclore,
Elle lui offrira mille couleurs et les plus beaux décors.

Il se laisse aller à la dérive dans son passé qui s'efface,
La mer le porte de ses flots et de sa houle qui le dépasse,
Le ciel caresse l'ombre de son visage comme celle qu'il aime.
Il comprend que le rocher le ramènera toujours à lui-même.

L'encre de son cœur coule à flot en cascades de mots épris
Il a jeté l'ancre sur ce rocher séculaire, berceau de sa vie.
Il y reviendra toujours pour y penser solitaire et s'y ressourcer
Étancher sa soif de douceurs apaisées à la source de l'éternité.
Toujours toujours toujours toujours toujours toujours toujours




samedi 30 janvier 2016

POUR UNE LARME DE POLICHINELLE

POUR UNE LARME DE POLICHINELLE ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

en lecture sur ce lien :

Polichinelle désarticulé gît à même le parquet
On vient de couper tous ses liens sans pitié
Plus rien ne le relie aux articulations de la vie
Démembré il ressemble à un fantôme endormi

Le fil de la confiance l'avait toujours rassuré
Le fil de l'amour propre l'avait fait exister
C'était devenu une poupée de chiffon heureuse
Aujourd'hui flotte sa fine silhouette vaporeuse

Quand les fils s'emmêlaient en imbroglios
Il suffisait de tirer un peu pour redresser son dos
Il avançait alors de fil en fil nuit et jour en souriant
Le regarder devenait un spectacle divertissant

Le fil de l'assurance lui avait appris à danser
L'équilibre n'avait pas été facile à maîtriser
Ce soir ce n'est plus qu'un amas de morceaux
Ses instants bénis sont tombés en lambeaux

Polichinelle aimerait pouvoir en pleurer
Mais les clowns tristes se cachent pour aimer
Ils se cachent aussi pour souffrir en silence
Leur vie rapiécée ne mérite pas transcendance

Il souhaiterait tant retrouver ce fil essentiel
Qui lui avait permis un jour de voir le ciel
Celui qui avait relevé sa tête avec dignité
Le fil de la passion et de l'amour partagé

Ce n'est qu'une banale marionnette de foire
Une simple curiosité sans importance notoire
Il voudrait ressembler à ceux qui s'aiment
A ces gens qui l'applaudissent le soir sur scène

Polichinelle désarticulé gît à même le parquet
Ces fils sectionnés font mal à son âme vidée
Une lourde larme coule sur les lames de bois

Il pleure comme un homme c'est la première fois




lundi 25 janvier 2016

COURIR MAIS NE PAS AVOIR DE BUT

COURIR MAIS NE PAS AVOIR DE BUT ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Courir mais ne pas avoir de but
Oublier les souvenirs de sa solitude
Courir et laisser s'envoler dans les airs
Toute la tristesse et les vaines inutiles colères

Courir et ouvrir son cœur
Donner la main sans avoir peur
Ne pas s'arrêter et rire aux éclats de la vie
Oser fouiller ses rêves et les aimer à la folie

Courir et ne jamais s'arrêter
Suivre la mer jusqu'au soleil levé
Faire d'un horizon une fuite vers le bonheur
Sentir son souffle se saccader et ralentir en douceur

Courir les yeux emplis de lumière
Pleurer de joie et remercier la terre entière
Au bruit des vagues fouler le sable et se sentir voler
Voguer d'amour dans un bateau ivre sur la mer méditerranée

Courir et vivre avec les mouettes
Écouter leurs histoires de belles conquêtes
Traverser leurs plats pays de la liberté retrouvée
Planer dans des cieux d'été vers des contrées imaginées

Courir à ne plus pouvoir respirer
Se laisser rattraper par le temps des baisers
Courir infiniment toujours plus loin que permis
Dépasser les limites du temps et sentir couler la vie

Courir les pieds dans l'écume
Attendre patiemment que la lune s'allume
S'asseoir sous les étoiles et refaire leur monde
Avant que tous les rêves réveillés en courant n'y fondent





vendredi 22 janvier 2016

QUAND LE REGRET RENCONTRE LE REMORDS

QUAND LE REGRET RENCONTRE LE REMORDS ©



A quoi servent nos regrets ?
Les remords sont-ils si laids?
Joli bonheur si vite avorté
Par deux sentiments passés



Le regret seul face aux remords
Ne peut que s'incliner à tort
Il ne sait pas qu'il est plus fort
Et se lamente sur son triste sort



L'un est frère de la rancoeur
L'autre est sœur de l'erreur
Comment choisir sans peur ?
Pourquoi torturer son coeur ?



L'ultime maître reste le destin
Il sait quels sont nos desseins
Le regret reste sans lendemain
Les remords abdiquent enfin



La vie sans eux serait décolorée
Tant de détours pour les éviter
Mille erreurs pour les apprivoiser
L'avenir sourit au présent destitué



Finis les contes et les belles histoires
L'ombre des remords est si noire
Que l'on finit bel et bien par croire
Que le regret reste notre seul espoir



Tous les deux sont les fils du repenti
Remords et regrets éclairent nos vies
Parce que vivre c'est regarder l'infini
Être fou et profiter du moment béni



Quelque soit le choix que tu aies fait
Tu l'auras fait avec ton ultime vérité
Tout ce qui compte est que tu aies aimé
A te rendre heureux jusqu'à l'éternité






mardi 19 janvier 2016

LE DOUTE, ON LE REDOUTE, ET PUIS IL EST LA !


Le doute, on le redoute, et puis il est là !
Il s'impose, on a pas le choix, il est roi.
Il peut être noir, obscur, ou belle lumière.
Il faut savoir l'écouter à travers ses mystères.

Le doute mène le promeneur à l'Eden
Ou lui fait choisir le mauvais chemin.
Sur la route le doute éclaire ou perd,
Il peut guider ou tromper l'adversaire.

Le doute mena Einstein à l'apogée,
Il écouta son murmure dans sa pensée,
Le transforma en relativité impensable.
Ses formules ajoutées furent redoutables.

Le doute, on le redoute, et puis il est là !
Il s'impose, on a pas le choix, il est roi.
Le rêveur l'utilise souvent à bon escient
Le profiteur reste son ami de tous temps.

Mais une seule goutte de doute en amour
Peut l'anéantir à jamais et pour toujours.
Le doute déroute sur la voie des sentiments,
Il obscurcit les cieux cléments des amants.

En amour quand le doute entre par la porte
C'est sa couleur noire qu'il étale et apporte.
Il laisse le promeneur et le savant sourire
Et enferme les certitudes pour les anéantir.

Le doute, je ne l'aime pas, il me fait peur.
Je goûte son amertume et perds mon cœur,
Je ne peux plus déployer les ailes du bonheur.
Ce soir Je ne veux pas être promeneur ou savant,
Je veux juste t'aimer face à la mer comme avant.

Christel Lacroix auteur