vendredi 21 décembre 2018

Elle fait doucement mais on vit trop vite

Elle fait doucement mais on vit trop vite ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

On ne cherche plus les pépites d'or
Mais juste de l'eau saine sans chlore
On ne chasse plus l'animal sauvage
Mais le pirate virtuel sur message
On ne travaille plus par amour
Mais juste pour vivre au jour le jour
On n'écrit plus pour communiquer
Mais pour livrer son mal à exister
On ne mange plus par plaisir attablé
Mais pour la sensation de satiété
On n'offre plus son hospitalité
On regarde mourir l'inassisté
On n'allume plus son feu de cheminée
L'interdiction en est consignée
On ne regarde plus briller les étoiles
Mais des morceaux de vie sur la toile
On n'écrit plus de jolies lettres pliées
On tweete le sentiment en mots comptées
On ne peint plus de toiles d'inspiration
Mais on imprime en trois dimensions
On ne boit plus par convivialité
Mais pour oublier la morosité
On ne rêve plus à ne rien faire
Mais on joue en réseau linéaire
On ne visite plus les forêts si belles
Mais on s'immerge dans le virtuel
On ne parle plus avec son libraire
Mais on télécharge des livres éphémères
On ne dit plus bonjour aux vieillards
Parce que l'on est toujours en retard
On ne voit plus s'épanouir la marguerite
Elle fait doucement mais on vit trop vite

Et pourtant
Le temps n'a pas changé de cadence
L'horloge avance dans la même danse
Le ciel n'a pas changé de couleur
Il est le toit de tous nos bonheurs
Le sourire apporte toujours la même chaleur
La bougie la même lueur
Les étoiles mortes il y a des années lumières
Éclairent toujours nos vies de mystères

On ne vit plus
Mais le Monde continue

… Sans nous



mercredi 5 décembre 2018

SPIRALE D'IDEES


SPIRALE D'IDEES ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur


Embryon au commencement
Nautilus dans les océans
Escargot de nos terres
Spirale d'idées solitaires
Appel du fond d'un siphon
Escalier en colimaçon
Oeil de l'ouragan
Calcul de savant
Nombre d'or magique
Spirale hyperbolique
Rapport de mathématicien
Nucléotides du généticien
Noyau de nos cellules
Secret de nos calculs
Pommes de pins ramassées
Brocolis ripaillés
ADN déroulé
Tournesol observé
Ballet d'étoiles mystérieux
Céleste galaxie du milieu
Pétales de rose
Tourbillon de nos hypnoses
Spirale tu es partout
Quel est ton message ?
05 décembre 2018 – Retour sur une spirale











lundi 3 décembre 2018

Signature à Castelnaudary


Amis de l'Aude et de l'Occitanie
Au plaisir de vous rencontrer samedi à l'occasion de ma signature à Castelnaudary


dimanche 4 novembre 2018

POUR UNE BÊTE A BON SORT


POUR UNE BÊTE A BON SORT ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur


Dans le marc de café
Une coccinelle devine sa destinée
Alors qu'un chat roux
Perdu au milieu de son courroux
Désespère de n'être point blanc
De son simple prénom errant

Un chat noir a traversé ici
Elle croit bien avoir tressailli
Un miroir s'est brisé tout à l'heure
Mais elle a bien regardé ailleurs
Elle aimerait tant briller de son âme
Ou du moins de son aura de femme

Elle a toujours parlé aux roses
Amie de Ronsard en apothéose
Mais les chrysanthèmes fanées
La regardent aujourd'hui s'étioler
Une araignée du matin s'impose
Ses yeux voyagent sous hypnose

Elle veut oublier
Elle veut espérer
Attendre l'araignée du soir
Celle qui amène l'espoir
Comme on attend l'étoile qui file
La nuit en pensées volubiles

Elle a oublié son chapeau sur le lit
Elle n'aurait pas dû mais c'est ainsi
Peut-être le bonheur s'en est enfui
Elle s'en moque elle a quand même souri
Une âme heureuse peut continuer à exister
Alors elle se sent plus légère qu'à l'accoutumée

Elle contourne l'échelle sur le mur
Et relit ces mots sans ratures
Elle va chercher un trèfle à quatre feuilles
Pour gommer ses pensées en deuil
Elle n'en trouvera pas
Mais essayer aura été son choix

Elle a choisi de vivre
Jusqu'à en être ivre
Elle a choisi de redoubler d'effort
Son destin ne peut être que d'or
Parce qu'elle y croit très fort
La coccinelle revient alors
Emportant avec elle tous ces sorts



samedi 3 novembre 2018

SI JE PARS C'EST POUR MIEUX REVENIR

SI JE PARS C'EST POUR MIEUX REVENIR ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Si je pars c'est pour mieux revenir
Tous les arbres du monde parlent le même langage
Et partout à la ronde j'imagine et je revois ton visage
Demain reviendra gorgé de soleil et de nos souvenirs enfouis
On y peindra des merveilles celles qui brillent aujourd'hui

Si je pars c'est pour mieux revenir
Toutes les mers du monde portent la couleur d'un regard
Le premier qui nous a lié parce qu'il n'était pas si tard
Le vert le bleu intime nuance et royaume des mouettes
Je te les écrirai à outrance avec mes seuls mots pour palette

Si je pars c'est pour mieux revenir
Toutes les couleurs du monde chantent la mélodie du bonheur
Celle qu'on oublie mais qui hante le parvis de nos cœurs
Les voiliers à l'horizon de l'été ne vont jamais si loin qu'on ne pense
Ils reviennent toujours au port attachés se reposer par évidence

Si je pars c'est pour mieux revenir
Les ailes du goéland sauront me rappeler notre apesanteur
Il y a des souvenirs qui ne pourront jamais s'envoler ailleurs
Je pense à eux en regardant les nuages danser tout là-bas
Je souris à ce monde trépidant qui me ramènera à tes bras

Si je pars c'est pour mieux revenir
Le monde et ses astres dansent dans la nuit de notre été
Tout ce que nous vivons intense restera notre vérité
Je parcours les montagnes les prés les falaises et les mers
Emportée par cette foi je m'envole si haut dans les airs



vendredi 2 novembre 2018

Article sur la Dépêche : Succès du mini salon du Livre des Grenadines

Sur ce lien vous trouverez l'article paru sur le journal de la Dépêche :



ELLE ETAIT DEUX

ELLE ETAIT DEUX ©
Ecrit par Christel Lacroix auteur

Elle était deux
Partagée intimement
Entre deux couleurs de vie
Et un horizon unique à son firmament
Seuls ses mots en témoignaient dans ses écrits

Elle était deux
Parfois seule et perdue
Sur son caillou dans un coin de Terre
Elle aurait voulu être partout sans être vue
Mais elle se cachait souvent ne sachant que faire

Elle était deux
Son cœur battait à deux cadences
Mais son sang ne faisait qu'une rivière
Celle de l'Amour comme unique évidence
Elle aimait à outrance avec cette foi qui éclaire

Elle était deux
Son sourire à double visage
Comme la lune montre deux facettes
Parfois elle cherchait en vain son rivage
Et sentait le monde tituber au tréfonds de sa tempête

Elle était deux
Double équilibre subtil
Toujours prête à tomber de sa vie
Mais elle avançait accrochée à son fil
Persuadée que l'Amour la sauverait de toute avarie

Elle était deux
Pensées décousues
Écartelées entre deux mondes
Son horizon lointain appelait son âme nue
Elle aimait et c'est tout ce qui résonnait à la ronde

Elle était deux
Elle s'en moquait
Elle voulait offrir du bonheur
C'était le seul dessein qui comptait
Et elle souriait dans son monde en apesanteur

Elle était deux
Continuant à aimer
Coûte que coûte pour toujours
Bien plus loin que ce choix inespéré
Qu'elle ne pouvait pas faire sans mourir d'Amour



by louis robert arthur latapie