lundi 14 décembre 2015

REFLET D'UNE VIE

REFLET D'UNE VIE

Reflet d'une vie
Qui s'éteint dans un regard
Et s'évanouit dans une larme
Reflet d'une vie
Qui laissera derrière elle
Juste là à nos pieds
Couler cette rivière d'amour
pour toujours
Reflet d'une vie
Force intransigeante
Qui renaît à chaque souvenir
Et nous arrache larmes et sourires
Reflet d'une vie
Va nu pieds dans un autre monde
celui qu'on ne connaîtra qu'après
Reflet d'une vie
Qui ruisselle dans notre âme
Nous laissant des paillettes d'or
Dans nos cœurs émus et aimant


09 décembre 2015 


mardi 24 novembre 2015

DONNER POUR REPRENDRE

DONNER POUR REPRENDRE

Donner pour reprendre
C'est comme aimer sans comprendre
C'est comme cultiver pour détruire
C'est comme mourir sans vivre

Donner pour reprendre
Il n'y a pas de pire pléonasme
C'est un total contresens d'âme
Une illusion d'optique dérisoire
Un mirage au bord d'un triste soir

Donner pour reprendre
C'est comme aimer sans tendresse
Voguer vers une île sans adresse
C'est comme apprendre pour oublier
Cueillir des fleurs et finir par les jeter

Donner pour reprendre
C'est comme une nuit sans voie lactée
C'est un univers infini de tristes idées
J'aimerais y repeindre de magnifiques étoiles
Mais ma force à la dérive a déchiré ses voiles

Aimer sans donner
C'est un peu pareil
Point de merveille
Juste de la pitié
Dans cet univers déformé que j'habite
J'aimerais aimer et donner sans être jugée
Dans cet univers aux sentiments illicites
Mon cœur n'a plus d'air et agonise asphyxié

Donner pour reprendre
C'est comme aimer sans comprendre
C'est comme cultiver pour détruire
C'est comme mourir sans vivre

24 novembre 2015 – Extraits de pensées dérisoires et illusoires
d'un triste matin morose sur une planète froide








lundi 26 octobre 2015

L'OR DE L'AUTOMNE

L'OR DE L'AUTOMNE


Petite feuille d'automne belle et monotone
Je te regarde tomber dans le vent sifflant
Je ne suis pas triste même si cela t'étonne
Je t'admire dans ta chute tout doucement

Petite feuille d'automne tu es la plus belle
Tu nous offres l'or et le précieux de l'univers
Tes couleurs mordorées chutent en ribambelles
Tes teintes chamarrées illuminent notre terre

Petite feuille d'automne qui es-tu vraiment ?
Ta valse lente clôture en douceur le bal de l'été
Ton or embrasse le vermillon et caresse ton argent
Le soleil coule encore dans tes nervures acérées

L'automne fait tourner ton kaléidoscope de vie
Tu mélanges le rouge sublime et toutes les couleurs
Tu restes le symbole de l'espoir dans nos esprits
En hiver on pourra continuer à croire en ta chaleur

Petite feuille d'automne ta chute attise mon émoi
Dans tes sous-bois dorés je pense souvent à toi
Je marche doucement vers l'infini des saisons
Des larmes de bonheur diluent cet hiver si long

Danseuse étoile des hautes forêts abandonnées
Muse sublime et parfaite de la palette de Renoir
Je souris en te voyant tomber avec tant de légèreté
Je me baisse pour te cueillir et tu me chuchotes l'espoir


26 octobre 2015 – Promenades en sous-bois


mardi 13 octobre 2015

UNE ETOILE TOMBEE DU CIEL

UNE ETOILE TOMBEE DU CIEL



Il était une fois une étoile tombée du ciel
Un peu danseuse de ballet et plutôt belle
Elle quitta sa nuit céleste et chut sur Terre.
D'interminables combats en viles guerres
Elle s'étiola, étonnée que tant de lumière
Ait pu un jour enfanté la fille de la peur
Celle que l'on nomme rancœur ou horreur.
Elle releva la tête et en appela à l'espoir
C'était son unique chance, l'espoir de croire
C'était son ultime danse, l'espoir d'un soir.




Jadis elle brillait de pureté parmi ses égales
Ici elle se sentait solitaire et presque anormale
Ces humains par milliers avaient oublié de s'aimer
Elle en pleurait parfois le jour juste pour oublier
Et puis la nuit la couvrait à nouveau de son linceul
Et elle retrouvait ses amis et se sentait moins seule





Depuis ces temps astrals on l'aperçoit parfois
Valser dans son tulle et danser sur les toits 

A minuit sonnante par delà la haine dérisoire.
Si tout le monde pouvait seulement l'apercevoir
La nuit sur Terre serait certainement moins noire.

pensées étoilées pour une danseuse étiolées


mardi 29 septembre 2015

L'ESPOIR CREUSE TON COEUR AVANT DE TE LAISSER CHOIR

L'espoir creuse ton cœur avant de te laisser choir
C'est étrange au début il te laisse toujours sourire
Tu fermes les yeux et tu fais un vœu pour y croire
Et puis c'est comme une étoile filante qui se retire

L'espoir file avant que tu n'aies pu y donner ta main
Il s'envole au pays du sans souci te laissant en peine
Tu l'as aimé de toute tes forces mais ce n'est plus rien
Il ne t'a pas regardé avant de rejoindre son lendemain

L'espoir t'a donné de belles ailes légères comme l'air
Tu as fait mille voyages sur son dos offert en partage
Tu as caressé sa fine peau de velin pour le faire taire
Il s'est mal réveillé et s'est sauvé emporté par sa rage

L'espoir fait sourire et renaître les visages attristés
Il irise de mille couleurs les histoires monochromes
Et puis il décide d'aller voir l'ailleurs de ses journées
Petit à petit il disparaît avant que tu ne le nommes

L'espoir tu le connais bien on te l'a présenté un soir
Il était gai et si guilleret que tu crois bien l'avoir aimé
Soudain tu as aperçu son éclair zébrer la nuit noire
Tu as eu peur de le perdre mais déjà le jour se levait

Le nouveau jour sans espoir n'a plus besoin de nuit
Il y fait toujours sombre et l'espoir moribond s'y noie
Tu t'y sens mal tu ne peux pas le dire alors tu l'écris
Tu y as perdu une aile de ta vie et un bout de ta foi


L'espoir creuse ton cœur avant de te laisser choir
Saura-t-il lire ce mal qui ronge ton âme esseulée ?
Te tendra-t-il la main au milieu de ton histoire ?
Entendra-t-il ta chanson monotone et éraillée ?


Je l'espère …......................


jeudi 10 septembre 2015

LA VOLEUSE D'INSTANTS

LA VOLEUSE D'INSTANTS

Un instant n'est qu'éphémère dans le temps
Et pourtant tout peut y arriver né du néant
En un infime instant une étoile a disparu
En quelques secondes la vie est apparue

Chaque instant partagé avec lui étincelait
C'était ses étoiles de bonheur clairsemées
Le jour déclinant elle s'approchait doucement
Et remplissait le panier de son cœur aimant

Elle aimait saisir ces instants et les cueillir
Il lui avait offert les plus beaux des sourires
Elle ne voulait pas s'imposer dans sa vie
Elle volait ces instants pour en rêver la nuit

Un instant est insaisissable elle le savait
En un instant toute une vie peut se déchirer
Un instant n'est que l'éternité du néant
Un instant envolé n'est plus comme avant

Chaque seconde à ses côtés éclairait sa foi
Elle volait sciemment bravant toutes les lois
Boulimique d'amour et de bonheurs partagés
Elle devenait délinquante folle et irraisonnée

A chaque instant je crois bien qu'elle l'aimait
Les uns aux autres ces instants se blottissaient
Dans son grand panier de voleuse en infraction
Sur le rebord de sa vie elle brûlait de passion

Un instant n'est qu'éphémère dans le temps
Et pourtant il suffit d'un pour prendre son élan
En un infime instant l'oiseau apprend à voler
En quelques secondes le soleil peut se voiler

Était-elle condamnée à voler pour exister ?
Comprendrait-il ses actes d'amour déguisé ?
10 septembre 2015 - Blues d'un soir



lundi 7 septembre 2015

CONFIDENCES A MES LECTEURS

Les mots sont
Mes émotions


Les mots resteront mes amis toute ma vie
Les mots s'amusent au bout de ma plume
Vous n'imaginez pas mon plaisir inouï
A jongler avec eux vidée de mes amertumes

Je les mélange je les ébouriffe et je les aligne
Ils sont souvent agités ou pas vraiment sages
Mais ils sont libres en magnifiques signes
Leur farandole s'étire sur le désert d'une page

Si je vous les offre au pays secret de mes livres
C'est pour vous faire rêver ou peut-être réfléchir
Je ne les compte pas je les laisse voler ivres
Je veux qu'ils vous fasse frémir et puis sourire

Tout le temps que je passe à les faire danser
C'est en imaginant le lecteur les découvrir
C'est ma seule ambition mon unique nécessité
C'est mon ultime credo ma religion celle d'écrire

Je continuerai à nourrir mes pages au fil du temps
Personne ne m'ôtera cette envie de vous toucher
Au vent de mes mots dans un doux effleurement
Dans une communion d'être et de lettres posées

C'est ainsi que j'ai toujours conçu mon âme d'auteur
Je vous la livre avec humilité mes amis lecteurs
J'avancerai forte de cette alchimie qui nous lie
Vers cet horizon inconnu à l'orient de ma vie

Lecteurs et amis de mes livres je vous dis à très bientôt
Je vais reprendre des forces et jouer avec les mots
Je vous promets encore mille histoires tant que je vivrais
Mes mots ont tant à vous dire et j'ai tant à vous livrer


Les mots sont
Mes émotions
05 septembre 2015 – cri du cœur









LE VIN DES ANGES

C'est le soir de l'été quand il s'étire à l'horizon
Le soleil alangui dessine ses derniers rayons
Les grappes de raisins sont gorgées de vigueur
La robe de chaque grain étincelle de bonheur

La peau hâlée et le teint doré chacun s'affaire
Les mêmes gestes de grand-pères en pères
Le soleil va se lever et les vendanges chanter
La chanson du vendangeur revenu cette année

Le raisin mûr se repose dans son lit de feuilles
Au petit matin béni les cueilleurs se recueillent
Le soleil va éclairer le bout de la vigne endormie
Les vendanges commencent alors petit à petit

Chaque muscadet brille nourri de l'été qui se finit
La couleur de l'or et celle du soleil levant se lient
Les mains caressent doucement ce fruit des dieux
Sa chair présage chaque année un breuvage délicieux

Enfin les premiers ceps livrent leurs lourdes grappes
Les vendanges chantent et le soleil de retour tape
C'est la folle farandole d'une belle journée de partage
Les hottes se remplissent au rythme des bavardages

Chacun à son poste dans cette belle chaîne humaine
Fait résonner de bonheur le chai endormi du domaine
Le grain va y être roi quelques temps pour s'exprimer
Il a tant à dire et tant de secrets de saisons à nous livrer

Chaque année il nous écrit une histoire si belle et différente
Sa robe au repos dans la cave attend la perfection suffisante
Alors il explose en sentiments envolés et en louanges

Les vendanges de l'amour ont enfanté le vin des anges 


vendredi 21 août 2015

LE PHARE

LE PHARE

Tout à coup il l'aperçut dressé au loin
Le phare unique gardien de la falaise
Le phare fière emblème côtière
gardait le port depuis toujours
les marins en avait fait une idole
l'idole de leurs retrouvailles en terre
Le phare restait imperturbable
tempête pluie et orage il bravait
contre cyclone et brouillard il luttait
quelque soit le temps il était là
sa lumière en cadence rassurait
rouge ou blanche elle dansait
en pas de deux tous les soirs venus
le phare était un saint protecteur
il avait sauvé des vies de pêcheurs
mais ce n'était que secret
personne n'osait en parler
le sort des hommes de la mer
reposait sur cette tour de la terre
le matin dans le brouillard naissant
sa tête noire aux allures de fantômes
regardait de ses yeux l'horizon
oubliant les ténèbres de la nuit
puis le jour se levait doucement
dévoilant la jambe de la tour
sa silhouette découpée sur le bleu
devenait gracieuse au soleil
ou barrait avec fierté le gris du ciel
le soir devenu bleu son rayon s'allumait
dardant le firmament couchant
tournant encore et encore sur lui même
dans une valse sans relâche

la valse du phare des marins